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Lignée Silderoy

« Que ceux qui, dans l’autre monde, nous voient comme autant d’œuvres de fiction se questionnent, car nous sommes les Hommes à qui l’on a donné le pouvoir d’avoir raison. » - Saoirse Silderoy

Date de création :

Réputation : 

Inconnue

Neutre


Une lignée de tradition marchande méconnue. Aujourd'hui, elle se dédie à la poursuite de la grande Magie.



Rapports extérieurs


Silderoy, c’est ainsi que se présenteront certains des membres de la maison. Le nom n’évoquera que peu de choses. Nulle devise, nulle armoirie. Pour cause, il ne saurait figurer dans aucun registre, ni sur aucune sépulture visible de tous.


Certains, dans les sphères concernés, le rapprocheront des propriétaires de l’Œil de Donblas, d’autres, de sculpteurs sur pierre ou encore d’élèves aux niveaux de pratique médiocres ayant foulé les bancs de l’école de magie de Proncilia.

Il apparait difficile d’estimer la moindre chose les concernant : le nom ne se retrouvera pas nécessairement chez les enfants, et, au contraire, semblera apparaître chez des personnes n’ayant, à première vue, aucun lien de parenté les unes avec les autres.


Il sera insignifiant au regard de l’histoire, mais saura toutefois évoquer quelques impressions aux esprits parmi les plus pointilleux.



« Je n’ai pas d’attachement irraisonné ; j’y suis car j’apprends à y trouver ma liberté. Si demain je choisissais de partir pour toujours, je te regarderais, satisfait, t’envoler haut dans le ciel avec les ailes que je t’ai forgé, ou je te regarderais mourir de faim sous un pont, avec amour, si j’ai échoué. »

- Kasandt Silderoy


Structure


Les Silderoy observent une organisation clanique de la famille. Chacun est libre de la quitter, mais nul d’y revenir.


Ses membres sont répartie selon trois grands ordres :

  • La lignée principale

  • Les lignées auxiliaires

  • Les serviteurs


La lignée principale est une famille rentière et dirigeante ayant donc la possibilité de pleinement se concentrer sur la recherche et la maîtrise de la magie qui auront souvent été hissées par ces derniers au rang de foi et de finalité.

Elle assure la gestion des actifs du clan, dont le chef de la lignée est seul propriétaire, et garantit la protection économique de ses membres tout en concourant à la défense de leurs intérêts.

Elle jouit d’un haut prestige au sein du clan, mais d’aucun dirait qu’en faire partie est un sort enviable. L’éducation y est très stricte et difficile, s’apparentant parfois à une forme de torture pour parvenir à correspondre au niveau d’exigence requis pour demeurer à cette place.

Une intense compétition interne à la famille est entretenue pour obtenir ce titre. En effet, lorsque le conseil décide de nommer, pour ses compétences, un chef de famille appartenant à une lignée auxiliaire, cette dernière deviendra alors la nouvelle lignée principale.


Les lignées auxiliaires, quant à elles, représentent les cercles familiaux ne faisant pas partie de la lignée principale. Ils occupent des situations très diverses. Beaucoup des chefs de ces branches sont usufruitiers des rentes que les possessions du clan leur octroient tandis que certains travaillent encore, souvent dans les milieux bancaires ou le commerce de gros.

Ces branches familiales fournissent chaque année un tribut à la lignée principale et constituent le réel poumon économique de la famille.


Enfin, les serviteurs sont une catégorie regroupant des membres appartenant aux lignées auxiliaires et ne souhaitant pas s’impliquer outre mesure dans la recherche de l’ésotérisme. S’ils se doivent d’en pratiquer une forme restreinte, appelée « cultivation » au sein du clan, dans laquelle certain excellent tout de même, ils sont avant toute chose rémunérés par celui-ci pour servir la lignée principale.

Les rôles sont divers tels que faire la cuisine ou le ménage, laver le linge ou bien encore entretenir le jardin… Le travail n’est pas physiquement difficiles mais, au contraire, conçus pour pouvoir profiter de la vie.

Les serviteurs sont respectés, et, du moment qu’ils effectuent leur travail correctement, ils sont rémunéré plus grassement qu’un tel poste ne le serait à l’extérieur du clan. Ainsi, paradoxalement, serviteur est un rôle prisé au sein du clan, dans lequel les concernés sauront trouver un certain apaisement au milieu d’une recherche omniprésente de l’excellence. Des sélections pour le devenir ont donc lieu, portant tant sur l’agréabilité global de la personne que sur son esthétisme et son niveau de cultivation.

Un membre de la lignée principale pourra prétendre à passer un contrat avec un autre membre de la famille pour en faire son serviteur personnel si les deux partis le souhaitent.


Le conseil familial est une autorité au sein du clan. Il est constitué du patriarche ou de la matriarche, ou, en son absence, du chef de la lignée principale, de l’intendante ou du majordome, d’un membre de la lignée des sculpteurs ainsi que tout membre faisant montre d’une maîtrise suffisante de la cultivation.


« Et si le monde dans lequel je vis, et que je crois connaître, n’était en réalité qu’une illusion ? »

- Royan


Le principe de cultivation


Tous les membres de la maison Silderoy, peu importe leur rang, sont tenus de pratiquer ce qu’ils nomment la « cultivation ».

Cette dernière est une pratique de magie fondamentale qui confèrera aux personnes le caractère moral de leur être aux yeux du reste du clan.

En effet, au cours de leur longue poursuite de la magie, les ancêtres du clan, en étudiant au fil des générations les flux de mana traversant chaque être, auront été progressivement amenés à se considérer comme appartenant à un tout, membres de l’univers, et le moyen, avec les autres êtres vivants, par lequel celui-ci s’explorerait et prendrait conscience de lui-même.


Ainsi, la cultivation de soi diverge de la magie conventionnelle au sens qu’elle poursuit le contrôle conscient des flux métaphysiques circulant dans le corps au détriment de leur expression magique.

Elle émerge d’une volonté de transcender l’existence, de s’émanciper de toute influence extérieure et d’ordonner sa propre vie et le monde selon le soi. Elle vise au développement de la personne au-delà des limites de la chair et de la magie, poursuivant jusqu’à la création d’une identité purement spirituelle et l’atteinte de l’immortalité, si tant est que la voie de la cultivation ait une fin.

Elle est issue d’une longue tentative de la lignée de trouver un moyen, de façon autonome, de pratiquer la magie. Elle date, de ce fait, d’avant qu’elle n’y ait finalement eu accès.


Le principe fondateur est simple mais complexe à mettre en œuvre. Le cultivateur doit prendre conscience des énergies présentes naturellement en lui et forcer leur circulation naturelle. Plus les cycles seront rapides et complets, plus la personne ressentira une certaine affirmation d’elle-même, et plus l’énergie extérieur sera accumulée et cultivera le soi.

La trainée d’énergie parcourant ainsi le corps et, dans les niveaux les plus avancés, s’en émancipant est appelée « fil ». Plus celui-ci sera long, plus l’énergie présente à l’extérieur suivra les préceptes de la personne le maniant en grande quantité et fera partie d’elle. Ainsi, plus le fil sera long , plus le niveau de cultivation sera élevé et permettra d’appliquer d’énergie dans un sort.

L’expression du corps aura tendance à se modifier en fonction des flux le traversant et le sculptant. Certaines modifications dans la circulation des énergies seront bénéfiques et on cherchera à les identifier, d’autres, au contraire seront préjudiciables, voire dangereuses. L’exploration de nouvelles voies de cultivation n’est donc pas sans risque et celles-ci ne s’affinent qu’en résultat à d’innombrables essais.


Si les flux propres à chaque personne sont uniques, il a cependant été observé des constantes. Une simplification des ces flux par ces constantes constitue une technique de cultivation qui sera souvent employée pour s’y initier. Certaines techniques plus avancées se baseront sur ces techniques initiatiques pour les compléter et amener le pratiquant au-delà, dans le dépassement de la copie des flux métaphysiques naturels au service d’une sorte de tissage de la magie.

Une technique qui a été poussée jusqu’à l’expression de la magie octroie une affinité pour la pratique d’un certain courant. Essayer de pratiquer un autre courant nécessite souvent de refaire son apprentissage avec une autre technique plus adaptée. De même, certains sorts d’un même courant peuvent nécessiter plusieurs techniques de cultivation différentes.

Ainsi, si certains membres travailleront à développer toujours plus certaines techniques, d’autres chercherons à les simplifier pour les rendre plus pratique.


L’apprentissage est long et fastidieux, mais sert de base à l’émergence d’arts magiques considérés comme fondamentaux et beaucoup plus souples. Un certain nombre de membre de la lignée tendront d’ailleurs, avec l’expérience, à ne plus voir la magie comme telle à mesure qu’ils en affinent leur compréhension, et considérerons, non sans plaisanterie, qu’ils finiront par la tuer.


Le passage du domaine de la cultivation à celui de la magie dure est appelé l’émergence de la magie par les membres du clan. Même si les Silderoy ont fini par parvenir à pratiquer la magie, les phénomènes se jouant lors de cette émergence continuent d’être porteur de grands mystères qui sont à ce jour encore très étudiés.

Depuis leur essor économique, qui fut également leur porte d’entrée vers la magie traditionnelle, une grande partie du travail réalisé consiste à étudier le comportement des flux lors du lancement des sortilèges pour les décomposer et en étudier l’émergence.


Chaque membre rendra compte avec précision des voies empruntées par leur fil d’énergie et les annotera pour les générations futures en fonction des résultats. Les bibliothèques du clan recèlent ainsi une grande collection de techniques complétées et recherchées par les générations successives.


En outre, le clan Silderoy intègre profondément que la magie au sens large offre, à terme, l’opportunité de percer les mystères métaphysiques jusqu’alors sans réponse.


Il existe des avantages et des désavantages à pratiquer la magie ainsi.


Avantages :

  • La maîtrise de l’énergie est souvent bien plus fine après un long entrainement, permettant, avec un niveau de maîtrise suffisant, de maintenir plusieurs sorts simultanément ou d’être plus discret et précis dans le lancement d’un sort.

  • Après de longues années d’expérience, changer de courant magique semblera plus aisé.

  • L’incantation n’est pas nécessaire, mais peut être requise, avec ou sans rituel externe, pour catalyser un sort plus puissant.


Désavantages :

  • La quantité d’énergie provenant du soi est bien souvent inférieure, voire très inférieure à celle déployée lors de sorts dits catalysés par un rituel, ce qui peut être en partie compensé par une efficience supérieure.

  • L’apprentissage de la cultivation est très long et retarde considérablement celui de la magie pour un niveau équivalent. En effet, un cultivateur pur ne parviendra généralement pas à pratiquer de magie avant l’âge de 40 ans, et cela nécessitera une abnégation et une disposition mentale avoisinant la folie. Beaucoup de leurs jeunes membres pratiquent d’ailleurs une magie chimérique s’ils veulent avoir une chance d’en pratiquer avant.



« Plus je vis, plus j’amasse. Je suis l’ennemi de l’entropie. »

- Un idiot du clan


Mœurs


Les Silderoy sont des personnes affables, qui ont appris à recevoir et à manier l’étiquette avec tact. Ils prêteront grande attention aux discussions en cours, qu’ils relanceront de sorte que nul invité ne s’ennuie en leur compagnie.

La longue histoire marchande qui est la leur en est l’aboutissement, bien qu’ils seront pour certains assez inexpressifs avec les leurs du fait de leur introversion excessive.

Leurs relations, qu’elle soient internes ou externes à la famille, s’articulent d’ailleurs régulièrement autour de la monnaie quand bien même savent-ils tout à fait procéder autrement. De plus, de nombreux contrats sont passés au sein des lignées composant le clan, si bien que celui-ci se comporte de façon troublante comme une grande entreprise familiale. Cela sera l’une des raisons qui fera que ses membres considèreront appartenir à la maison plutôt qu’au clan Silderoy.

Malgré cela, les liens qui les unissent sont très forts et ils n’hésiteront pas à s’aider mutuellement du moment que la personne en défaut sera jugée méritante.


Le mérite est d’ailleurs au cœur du clan et en définit son appartenance. Le goût de l’effort est très développé au sein du clan, et devient chez certaines personnes presque un but en soi.

En effet, si beaucoup de ses membres sont rentiers, l’oisiveté n’est pas tolérée pour autant et sera même passible d’un bannissement. L’on peut faire des erreurs, mais il faut chercher à progresser. Le clan se veut être prêt dans le cas où la situation serait amenée à se dégrader et s’emploie, à ce titre, à accorder un haut niveau d’éducation à ses enfants.

Le clan passe avant l’individu, et cette demande d’investissement personnel est vue comme un dû au regard de l’histoire de la famille, jadis pauvre. Ainsi, une personne surprise en train d’investir dans un bien immobilier en dehors du contrôle du clan sera aussitôt bannie, de même qu’une personne qui ne pratiquerait pas la cultivation suffisamment sérieusement ou qui refuserait les efforts liés à son rôle de serviteur.


En parallèle, la maison a su gardé une certaine sensibilité artistique forte en son sein et sera attachée à une certaine forme d’esthétisme. Elle finance une de ses branches constituée de sculpteurs de talent mais se fait également mécène d’artistes divers dont le travail correspond aux goûts de ses membres. Une bonne partie des manoirs seront d’ailleurs agrémentés de ces œuvres, dont le nu ou la lascivité occasionnelle ne saurait démarquer du reste.

En effet, le clan Silderoy voit le corps comme une œuvre que ses membres sculptent par la cultivation, et les vêtements ne seront bien souvent portés en intérieur que s’ils subliment celui-ci. La sexualité y est très libre et sera par ailleurs parfois représentée à travers les arts.

Les rapports incestueux sont acceptés et régulièrement pratiqués du fait d’une importante épuration de la lignée par sélection par le passé mais tendent cependant à disparaître depuis l’adoption de plusieurs membres sélectionnés pour leur grande fluence énergétique et l’ouverture au mariage externe.

D’une certaine manière cependant, le clan Silderoy reste très sélectif et fait globalement preuve d’un certain eugénisme dans l’accord qu’il donne ou non concernant certaines unions ou adoptions. Les orphelinats sont d’ailleurs régulièrement écumés afin de trouver de potentiels nouveaux membres du clan.


Pour finir, ce dernier se montrera intraitable concernant trois points édictées. En cas d’infraction, il serait de la charge des parents que de mettre à mort la ou les personnes concernées.


Les interdits en question sont :

-le viol : la sélection naturelle par la beauté est importante aux yeux du clan. Si la pratique de la sexualité est très souvent libertine, le viol n’est cependant pas toléré.

-le meurtre : tout meurtre doit être approuvé par le conseil au préalable ou être défensif. Le recours au sacrifice d’autrui pour les membres pratiquant de la magie ténébreuse est ainsi fortement limitée. La corruption en résultant n’est pas vue d’un bon œil et est étroitement surveillée au cours d’années d’abstinence, même celui-ci peut est conduit à des fins de recherches expérimentales.

-la trahison du clan : si le quitter ne pose aucun problème, en révéler des informations mettant en danger certains de ses membres donnera lieu à une mise à mort.



« La félicité se trouve en s’échappant dans l’infinie profondeur de son âme. Là-bas nous nous retrouverons, mon fils, car même la mort ne saurait nous désunir que le temps d’une nuit. Je te lègue ce porte-bougie, prends en soin ; puisse-t-il te permettre d’éclairer l’obscurité pour que ta voie se révèle. »

- Fiercelan Silderoy, à son fils Balmer


Education


L’éducation est une valeur fondamentale du clan et est considérée comme une source de richesse aussi bien économique que culturelle pour celui-ci.

Elle est stricte et rigoureuse, souvent confiées à des précepteurs et visent à développer la résilience des enfants. Les journées peuvent atteindre jusqu’à douze heures d’enseignements divers et variés mais un certain nombre de jours est cependant laissé pour que les plus jeunes puissent développer des compétences liées à l’autonomie.


On leur apprend à cultiver très tôt, puis à maintenir cet état pendant qu’ils réalisent le reste des tâches afin de forcer l’automatisation du processus. Les principes et les applications sous-jacentes leurs sont inculqués afin qu’ils ne se détournent pas de cette pratique.

Aussi, toute l’éducation se basera sur la notion de sublimation de l’être.


Dès le plus jeune âge et ce jusqu’à ce qu’on les considère compétents, les enfants sont formés au respect de l’étiquette. On leur apprend à tenir une conversation et à se montrer cordiaux.

Les plus jeunes sont, de plus, éduqués tôt au sens des affaires, et les adultes, à cet effet, proposeront volontiers des marchés plus ou moins intéressants, voire des arnaques à leur progénitures qui devront ainsi apprendre à rester attentifs.

Vers l’âge de dix ans, il sortiront régulièrement en ville pour tenter de faire fructifier leur solde en montant de petits commerces ou en trouvant du travail. Ils auront régulièrement pour coutume de se rendre auprès de prêtres de Willanjis pour recevoir conseils et/ou embauche.


Dès qu’on les en sent capables, ils apprennent à lire, écrire et compter, puis, lorsque le niveau est satisfaisant, les apprentissages se diversifient par des disciplines secondaires comme les mathématiques, la géographie, l’histoire, l’étude de la noblesse, de la faune ou encore de la flore…


Vers sept ans, les enfants apprennent généralement, mais pas dans toutes les branches, à jouer d’un instrument de musique.


Vers dix ans, ils commencent à se former à l’escrime auprès d’un maître d’arme. L’apprentissage est souvent violent et vise à développer la résistance à la douleur en même temps que faire en sorte que les enfants s’investissent sérieusement.

En parallèle, l’activité physique est jugée essentielle pour que le corps développe son plein potentiel et la lutte ainsi que la course à pied seront pratiquées tout au long de la vie des membres du clan.

Les femmes en seront exonérées à partir de l’âge adulte car l’on trouvera le corps plus harmonieux ainsi.



Galerie des membres de la famille Silderoy

Adonis Silderoy

Adonis Silderoy

Aucune faction connue

Vienne Silderoy

Vienne Silderoy

Aucune faction connue

Balmer Silderoy

Balmer Silderoy

Oeil de Donblas

Héméra Silderoy

Héméra Silderoy

Secte de l'Indolente

Parfait Silderoy

Parfait Silderoy

Oeil de Donblas

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