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Calypso

Jacinthe Pourpre

« Les chaînes les plus solides prennent racine dans nos peurs les plus profondes. »

Factions

Souffle de Fulgath
Temple de Brastos

Lignées

Description physique

Calypso est taillée comme une danseuse, toute en muscles longs et galbés, sa démarche n’est pas tant féline que presque lascive tout comme ses danses, si bien qu’elle ne pourrait pas sembler à première vue pour ce qu’elle est : une combattante aguerrie. Pour autant, l’on reconnaîtra bien volontiers son héritage Minghellois qu’elle arbore tant par sa tenue typique de l’île. En réalité, la jeune femme n’y remet que très rarement les pieds, pour des raisons qui lui sont personnelles, mais il lui convient très bien que cela ne laisse aucun doute à ce sujet.

Atteinte du vitiligo, chaque année les marques de dépigmentation de sa peau d’origine métissée s’étendent un peu plus, si aujourd’hui elle l’accepte et l’arbore fièrement, y voyant là Brastos qui peint à même sa peau, cela a longtemps été sujet à de nombreux complexes et à du rejet de sa part comme celle d’autrui. Ses cheveux sont d’une certaine épaisseur qu’elle maintient en place par un bandeau en tissu serti d’une pierre dorée et de quelques filaments ornés qui y sont accrochés.


Les bijoux et les bordures d’or sont nombreux, rappelant à qui voudrait bien le voir, les dunes ou une quelconque vénalité qu’elle ne nierait d’aucune manière aux étrangers. Ses lèvres peintes de rouges sont dissimulées par un voile et l’on s’en remet bien plus volontiers à son maquillage prononcé qui souligne ses prunelles vertes.


Un simple voile dissimule son ventre et sa jupe fendue jusqu’à la hanche de sa jambe droite pourrait choquer les esprits les plus prudes, bien heureusement, la moitié de ses actions pourraient tout aussi bien les surprendre et ainsi les protège du choc de qui se dissimule sous ses airs de danseuse Minghelloise.


En termes d’équipement, elle porte un Khopesh enchanté à la ceinture nommé la Rancune, à côté de son ocarina avec lequel elle vous envoûtera de quelques morceaux avant de laisser courir le vent sur votre peau et un autre khopesh qui attirera bien moins votre attention. Le long de sa cuisse droite se dissimule un jambaya dont elle sait se servir aussi bien pour trancher des gorges que les fruits dont elle raffole. Et si vous préférez tenir vos distances, sa sarbacane aux aiguilles enduites de poison sauront vous faire chavirer.


La plupart de ses interlocuteurs ne s’attarde qu’un instant sur les armes qu’elle arbore puisque Calypso sait très bien laisser la Jacinthe de côté pour séduire son entourage, usant de sa langue avec la même dextérité que les armes, ce que l’on peut considérer comme hypocrisie ou mensonge est un art dans lequel elle est passée maîtresse : la diversion.


Description mentale

Si l’on ne peut séparer Calypso de la Jacinthe Pourpre, ce sont deux parties presque indépendantes de sa personnalité réunies sous la même égide et objectif. Calypso est une séductrice invétérée, quand bien même vous ne l’intéresseriez pas sur ce point, elle tentera de vous charmer et de vous séduire de bien des manières. Caméléon de son état, elle a appris à conformer sa personnalité avec les attentes d’autrui et son apparence physique est le reflet du rôle qu’elle préfère prendre.


Hédoniste et artiste, Calypso fait partie de ceux qui désirent brûler la vie par les deux bouts et elle profite de tous ses bienfaits, des alcools à la musique sans oublier la danse et toutes formes d’arts et de festivités qu’elle peut rencontrer. Loin d’être une mage contemporaine, elle a voué une partie de son existence à devenir une fidèle de Brastos, aussi elle l’exprime qu’au travers de ses instruments et n’apprécie guère en parler. Il faut avouer qu’elle a, avec sa propre magie, une relation conflictuelle.


Sûre d’elle et de ses compétences, Calypso ne souffre d’aucun complexe d’infériorité ni de supériorité bien qu’elle puisse laisser d’autres le croire ; elle ne ressent pas le besoin de prouver à quiconque ce qu’elle vaut et le fera savoir à qui tentera de se moquer d’elle sans jamais se vexer.


Toute cette attitude désinvolte n’est que les couches superposées de diverses protections qu’elle a construites autour d’elle-même, quiconque se laissant prendre par celles-ci ne pourra jamais devenir proche de la paladine.


Au fond d’elle, la Jacinthe Pourpre est née des visions de personnes emprisonnées et de son propre enfermement au sujet duquel elle n’est jamais passée, c’est avant tout ces plaies encore béantes qui s’infectent qui la retiennent d’être ce qu’elle désirerait véritablement devenir, le personnage dans lequel elle voudrait se perdre sans y parvenir.


Aussi, peu de personnes savent que derrière tout cela, c’est un assassin qui n’hésitera pas à tuer pères et mères pour satisfaire cette soif inextinguible de liberté dont elle s’est éprise, au détriment parfois de celle des autres. Pour elle, la rédemption est un voile derrière les gens se dissimulent pour expier de quelconques fautes réelles parce qu’ils sont incapables de les accepter véritablement.


Histoire

Calypso est née en 1224 dans l’une des oasis de Minghelle, d’une famille d’artistes, elle s’éveillera rapidement à l’art et à la musique, l’écoutant depuis toute jeune en même temps que de travailler dans l’une des cultures de ses parents. Déjà atteinte d’un vitiligo qui commencera à se prononcer très jeune, l’enfant ne supportera pas cette différence qui deviendra une faiblesse dans laquelle beaucoup s’engouffreront. Peut-être que si elle l’avait assumée, les railleries n’auraient pas eu tant d’impact mais elles fragiliseront son tempérament malgré l’amour de ses parents. Aussi, lorsqu’elle découvrira qu’elle pouvait appeler la brise, elle le taira, craignant qu’on ne l’accuse d’être responsable des tempêtes de sable. En ces temps, elle était une enfant plutôt secrète, écrasée par une timidité exacerbée qui l’empêcheront de se faire une place auprès de sa très nombreuse fratrie.


Ce n’est qu’à ses dix ans, lorsqu’elle fera la rencontre d’une femme à la peau aussi pâle que l’étaient les tâches, aux yeux et cheveux sombres, qu’elle commencera à s’accepter et à découvrir les dons qui l’habitaient. Cette femme lui apprit tout ce qu’elle savait et la guidera durant cinq ans, jusqu’à lui demander de l’aider à retrouver un artefact. Heureuse de la confiance qu’elle lui accorda, Calypso prit la route de l’aventure que cette femme lui tendait. De bien des manières, celle-ci usurpa à ses yeux le titre de mère et, la petite fille timide deviendra une adolescente ayant un besoin de plaire à son idole et à son modèle.


Aussi, elle se mettra en quête d’artefacts pour son compte, le premier suivi du second, puis du troisième et ainsi de suite. Au cours de son périple, elle fera la rencontre d’un paladin de Brastos et d’un autre pilleur de tombes auprès desquels elle apprendra le maniement des armes et aura ses premières relations sulfureuses. Calypso savait désormais qu’elle pouvait plaire. La vie suivit son cours, trois ans durant pendant lesquels elle écuma ruines et autres lieux maudits pour l’aider et reçu en échange une tendresse et la sensation que son unicité était sa plus grande force.


Jusqu’au moment où Calypso trahit cette femme qui lui avait tout donné, envoyée dans des ruines elle y découvrit la Mélopée Divine qu’elle ne put se résoudre à lui confier, elle estima que pour tout ce qu’elle avait fait, celle-ci ne lui en tiendrait pas rigueur. L’artefact aurait été béni par Brastos lui-même, selon les propos du Paladin, et il lui assura que c’était à elle de le conserver pour un jour le remettre au Temple de Brastos. Elle noua progressivement un attachement pour cet objet qui lui permettait de jouer de la musique pour lancer ses sorts et les catalysait.


En parallèle, elle se plaisait à aider des personnes qu’elle distinguait comme étant maltraitée ou enfermée, guidée par le Paladin de Brastos à ses côtés. C’est ainsi qu’elle libèrera une femme forcée d’être métamorphosée en serpent non loin de Solipha, mais ne prendra pas conscience de ses exactions puisque son vol ne put demeurer secret bien longtemps, et penser que cela ne dérangerait pas la femme qui l’avait élevée était bien mal connaître Rehnya qui avait placé en elle toute sa confiance et qui ne supporta pas sa trahison.


C’est ainsi qu’en 1243, Calypso découvrit qui elle était vraiment et fut envoyée dans la prison de Tedeus aux côtés des autres mages noirs dont elle devint une cible de choix. De cette période, Calypso n’en a jamais parlé, ni des tortures subies, ni de ce qu’elle dut supporter, trois longues années de supplice. Avide de retrouver sa liberté, alors âgée de 19 ans, elle se fit duper une fois de plus par celle qu’elle considérait comme sa mère qui accepta de la laisser sortir sous réserve d’un pacte. Elle lia son âme à la sienne et celle-ci la garda enfermée à la demande d’autres prisonniers. La seule chose qui l’aidait à tenir était la présence de ce Paladin à ses côtés, qui continuait de lui prodiguer la foi en Brastos, bien qu’elle fût persuadée à tort que ce n’était qu’une hallucination.


A l’autre bout du monde, une Oracle s’était mise sur sa trace, guidée par le destin et par sa propre obstination dès l’instant où elle fut enfermée, épaulée par des missives anonymes semées sur son chemin. Au terme de nombreux échecs qui coûtèrent son visage et sa capacité à rejoindre le continent, Amalthée parvint à briser le voile de la prison de Tedeus et à faire sortir Calypso, toujours enchaînée par le pacte.


Les missives anonymes les menèrent alors jusqu’à Eddard après un an de fuite et d’errance qui leur apprit comment briser le pacte et les poussa sur le navire de son cousin Araild pour les exfiltrer jusqu’à Harroka une terre que Rehnya honnissait. Calypso était enfin libre, assoiffée de celle-ci comme jamais elle ne l’avait été auparavant, elle décida de devenir une Paladin de Brastos pour demeurer aux côtés d’Amalthée et en l’honneur du Paladin Yrcin qu’elle ne revit jamais plus, sans doute puisqu’il était une énième imposture des Fossecrelle.


Enfin protégée et sauvée, Calypso se mit en tête de devenir une voleuse pour offrir monts et merveilles à Amalthée, exprimant de la seule manière qu’elle connaissait sa reconnaissance. Pour autant, jamais elle n’arrêta, à chaque fois qu’elle allait se coucher d’appeler la Mélopée Divine de tout son cœur. Au milieu des terres où l’on avait arrêté seulement de le nommer esclavage mais pas de le pratiquer, elle vit son reflet en ces personnes opprimées, incapables parfois de se défaire des chaînes mentales qui leur étaient imposées. Peu à peu, cette envie devint une véritable obsession pour la liberté et ce qui au début lui pesa, bientôt elle le signa d’une simple Jacinthe Pourpre, sans jamais en assumer la signification.


A la mort de Rehnya, Calypso appela de nouveau la Mélopée Divine qui répondit à son appel, certaine d’être enfin et irrémédiablement libre. Elle continua d’œuvrer à la libération de Harroka et au rétablissement des Cités-Etats aux côtés d’Amalthée, des Sumanski et du Carvin pour les remercier à son étrange manière de l’avoir aidée.


En renop 1253, une grande célébration fut organisée à Micarko pour y fêter l’anniversaire de la princesse, c’était sans compter sur les desseins de la Jacinthe Pourpre qui voulait orchestrer son enlèvement pour forcer Keadon VI à abandonner son trône officiellement et, officieusement, pousser la princesse à rejoindre la résistance. Ses plans seront contrecarrés par l’arrivée de Nils, Jill et Spy qui provoquèrent un soulèvement populaire à Harroka.


En moniac 1253, elle sera poussée par Amalthée à retourner sur les terres de Minghelle qui avaient également besoin de son aide, là, elle accomplira son destin aux côtés de Khadija et mettra à fin le règne de terreur de Jabbat. Elle repartira avec deux autres personnes qui l’aidèrent à survivre au milieu de ces terres qui lui étaient devenues étrangères ; Khadija et Inès. Et c’est également à ce moment là qu’elle entrera en possession de la Rancune qui l’appela de manière inexplicable, sans que ce soit l’œuvre de la magie, seulement deux âmes jumelles qui vibraient de la même volonté de liberté. Elle s’enchaîna d’une promesse afin de pouvoir reprendre l’objet, une mort contre l’objet et elle remit au Marchand le sceptre qui avait détruit l’esprit de Jabbat.


Depuis, elle est retournée à Harroka où elle continue de perpétrer ses assassinats, avec chaque jour un peu plus de rage vengeresse et de rancune à l’encontre des oppresseurs.


Calypso

Âge : 30 ans

Date de naissance : 29 amoria 1224

Race : Humain

Taille : 174 cm

Métier : Jacinthe Pourpre

Musique thème

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