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Alestran

L'Infiltré

Après avoir grandi dans l’est de Trigorn et vécu de vol et d’arnaques, Alestran abandonnera tout pour rejoindre l’armée.

Factions

La Brigade des Loups
Armée des Roland

Lignées

Caractéristiques mentales :


Alestran est originaire des bas fonds et a donc une vision du monde et des inégalités sociales qui lui sont très personnelles. Cela l'a conduit à avoir une forte empathie pour les plus défavorisés mais aussi une vision très contrastée des civils, qu'il considère bien moins comme des victimes innocentes des actes des monstres que la plupart des autres soldats. Il sait les dangers qui rôdent derrière les murs des villes, qu’ils soient mal famés ou bourgeois.


Il est encore assez naïf de cette vie nouvelle hors des ruelles, très politisée et hiérarchisée, et y est donc assez maladroit, ayant du mal à trouver un équilibre entre rester dans la norme et en sortir pour faire ses preuves et même à tenir sa langue quand il le faut. Audacieux et déterminé, il rechigne rarement à la tâche et ne se plaint que très peu, même pour les nombreuses corvées qu'il doit faire, qu'il estime qu’elle soit juste ou injuste. 


Bien que ça n’ai jamais été son intention initialement, suite à un pari et une promesse qu’il a fait avec ses anciens frères de rues, il a abandonnée sa famille et son clan afin de tenter de devenir un soldat réputé pour redorer l’image des vulreks et leur offrir l’espoir d’un autre avenir que celui de la misère et de la rue. Il perdra ses deux frères avant qu’aucun d’entre eux ne puisse réussir et décidera de porter seul cet espoir dans lequel ils croyaient, quitte à sacrifier son confort, trahir les siens ou même risquer sa vie au mur.


Afin d’atteindre cet objectif, il se donne un air très droit et assez peu jovial pour un vulrek mais ce n'est qu'une façade qu'il souhaite exposer afin de prouver sa valeur dans l'armée et de faire taire les clichés sur les siens. Cela ne l'empêche pas par moment de retrouver ses vieilles habitudes vulpines, bonnes ou mauvaises.


 

Caractéristiques physiques :

Alestran est un vulrek de petite taille à la carrure fine et musclé. Il possède un pelage roux et blanc caractèristique de la majorité des vulrek avec deux oreilles noirs. Il a un museau long et élancé surplombé deux yeux marrons. De part son statut de soldat, il entretient une très bonne forme physique bien qu’il mise avant tout sur son agilité plutôt que sur la force brute.

En temps que soldat, il est très souvent vêtu d'une armure légère, mélange de cuir et d'acier adaptée à sa corpulence de renard. L'armure est pensée pour le laisser au maximum libre de ses mouvements et ne pas trop le ralentir, quitte à limiter sa protection. Les pièces d’aciers son majoritairement autour de ses articulations et ses avant bras ainsi qu’autour de son cou. Il est généralement munis d’une épée bâtarde à la ceinture et plusieurs couteaux de lancers.

Lorsqu’il est en civil, il porte des vêtement assez simple une chemise en lin verte et un pantalon marron. Il garde, malgré tout, une ceinture avec ses couteaux et une sacoche dans laquelle il garde son carnet.

Il porte, en toute circonstance, trois colliers autour de son cou, souvenirs de son passé dans les ruelles de Trigorn et qui ont une valeur inestimable à ses yeux.


 

Histoire :

“Alestran, c’est bien ça ?”


Un lourd dossier s’écrasa devant lui. Il resta impassible et observa le soldat qui lui faisait face.


“C’est cela, capitaine

- Et bien, on t’a appris les bonnes manières au moins.”


Le capitaine l’observa un temps et se mit ensuite à tapoter le dossier.


“Tu sais ce que c’est ?

- Tout ce que vous avez pu trouver sur moi dans vos archives.

- Toutes tes petites magouilles, tes vols, tes fuites.

- Vu la taille du dossier et, sauf votre respect, capitaine, cela me parait peu probable qu’elles y soient toutes.”


Le capitaine eut un rictus. Le vulrek ne sut pas dire s’il était agacé ou amusé, mais il resta parfaitement neutre de son côté. Il ne passait pas devant un tribunal pour payer pour ses actes, il venait offrir ses compétences et sa vie au royaume.


“Tu te fous de moi ? Parce que t’en es fier de tout ça ? Tu crois parler à qui là ? Des comme toi, j’en ai plein mes prisons. Alors qu’est-ce qui te fait croire que je veux un renard comme toi dans ma compagnie ? J’aurais plus vite fait de te foutre au trou avec les autres.

- Je pourrais vous ressortir le discours que m’a conseillé mon tuteur à la milice de Trigorn et vous renvoyer à la lettre de recommandation de la capitaine Châtimont. Souligner les services rendus à la ville suite à mon arrestation pour le vol d’une bourse d’un milicien qui aura permis de sauver la vie d’un civil agressé dans les bas-fonds de Trigorn, mais…

- C’est bien beau tout ça, mais ça ne fait que quelques feuilles dans mon beau dossier sur toi. On ne sait pas vraiment quand tu es né, mais on sait que t’as pas trainé à faire le malin. T’avais surement pas la dizaine d’années que tu faisais déjà du vol à la tire et que tu piquais de la bouffe sur les marchés avec tes petits copains de ton clan, ou ta famille comme vous dites. Les Enfants du Murmure, c’est ça ?

- Je n’ai plus de clan.

- C’est pas ce que je t’ai demandé, gamin, va falloir que t’apprennes à répondre aux questions. C’était eux, ta famille, c’est ça ?

- Oui.

- Bien.”


Un silence se posa un moment. Il tentait de garder son calme, tout cela était le jeu. Le lieutenant de milice Croibannes l’avait prévenu. À l’armée, on se taisait, on répondait aux questions et on ne faisait pas le malin. Surtout pas devant un capitaine. C’était ce qu’ils allaient tester.


“Bon après j’vais pas refaire toute ta vie, parce que je crois que t’as fait le palmarès des infractions condamnables, de l’arnaque à l’agression en passant par l’achat, la possession, la consommation et la vente de Saronys, notamment. Mais faut bien avouer que ça va pas beaucoup plus loin, t’es une petite frappe tout ce qu’il y a de plus banale. Le genre qu’on s’emmerde même pas à garder en cellule parce qu’il faut de la place pour les vrais criminels. T’es juste une épine dans le pied de cette ville, presque du folklore local.”


Le capitaine referma le dossier, et le vulrek inspira un coup en serrant les crocs pour masquer son envie de coller son poing dans le visage de l’homme qui se croyait au-dessus des siens. Mais il n’était pas là pour ça. Il n’était pas là pour défendre son honneur, et il avait commencé à prendre l’habitude qu’il soit piétiné. Il avait aidé bien plus de personnes à l’est de Trigorn qu’aucun milicien ne pourrait jamais s’en vanter. Ils l’avaient capturé si peu de fois qu’il se souvenait encore de la plupart d’entre elles après des années de vols et d’arnaques. Il n’était pas un saint, il ne valait peut-être pas mieux que les miliciens ou les soldats, mais il ne valait pas moins.


“Alors tes papiers, tes petites affaires avec la milice, tes recommandations, je m’en contrefous. C’est toi, Alestran, qui t’es pointé pour demander d’intégrer mon escouade. Alors, dis-moi, pourquoi je devrais recruter une petite frappe comme toi. Dis-moi en quoi tu vas apporter quoi que ce soit à mon équipe.

- Je vois un dossier plein de raison de me prendre dans votre équipe. À dix ans j’arrivais déjà à tromper les miliciens. À douze ans, je me jetais déjà à corps perdu là ou certains de mes frères avaient perdu la vie. À treize ans je sortais déjà ma lame pour faire face à ce qui menaçait mes frères, sachant que je n’étais pas de taille, juste pour gagner quelques secondes et ne pas le laisser derrière. À quatorze ans, je faisais un garrot à un camarade et je me recousais à vif tout seul. À quinze, j’avais enterré plus de frères et sœurs que la moitié de vos nouvelles recrues. J’ai plus d'expérience que n’importe laquelle de vos recrues.

- T’as jamais appris à suivre les règles, bien au contraire. À obéir sans poser de question pour protéger un groupe. À te mettre en rang, à avoir une hygiène de vie saine pour pouvoir agir, quel que soit le moment, quelle que soit la situation. Ça va à l'encontre de ta nature, de tout ce que t’as toujours fait. Alors qu’est-ce que tu fous là ? Qu’est-ce que t’espères ?”


Il l’observa un moment, les yeux fixés sur le vulrek. Ce dernier voyait les choses lentement tourner en sa faveur. Il ne restait plus qu'à le convaincre, non, le persuader qu’il en valait la peine. Il détacha alors ses colliers en se relevant et le posa sur le bureau, devant le capitaine.


“Rakel. C’était son idée. C’était son envie. Il croyait qu’on pourrait devenir autre chose en devenant soldat. Qu’on pourrait prouver quelque chose et se sortir de la misère. Moi j’y croyais pas, mais lui, il y croyait tellement qu’il a convaincu Malrak. Je sais que vous savez de qui je parle. Vous avez forcément leurs noms dans mon dossier. On était trois, depuis toujours. On était ensemble, quoi qu’il en coûte. C’était notre promesse. Alors j’ai promis aussi. J’ai promis qu’on ferait tout pour devenir soldat. Mais la rue nous a rattrapés, et j’ai ramassé leur pendentif, le symbole de notre fraternité, sur leur corps sans vie.”


Le capitaine l’observa un moment, sans sourciller.


“Et donc ? Tu fais ça pour une promesse, et après quoi ? Si c’est juste ça, je te donne un insigne et tu peux dégager de mon bureau. J’ai pas de place pour un gamin qui veut juste tenir un pari.”


Il serra encore un peu les crocs, et le poing qui tenait les pendentifs.


“C’est pas un pari. C’est une promesse. Pas juste devenir soldat et puis rien. Non. Devenir soldat et prouver aux gens comme vous qu’on est capable de faire mieux que vos recrues. Qu’on est pas juste des fainéants, des drogués et des voleurs. Je suis peut-être pas le plus discipliné, mais je ferais vos corvées sans me plaindre, vos entraînements sans geindre. C’est pas un caprice ou juste un pari. Je suis prêt à mourir au milieu de mes frères d’armes pour défendre ce royaume.

- Alors pourquoi tu vas pas au Mur ?

- Ils prennent que les soldats.”


Le renard ne tremblait pas. Il gardait cet air déterminé face à l’homme qui serait bientôt son supérieur. Il n’avait pas le droit d’échouer, pas après avoir été aussi loin. Pas après avoir touché du doigt le rêve de Rakel. Le capitaine, lui, observait le vulrek, toujours aussi imperturbable.


“Deux mois à l'essai. Si tu fais pas l’affaire je te fous en geôle pour le double pour m’avoir fait perdre mon temps. J’aime pas les caractériels et les agités alors la prochaine fois, ton beau discours tu me le fais en restant assis et calmement. Par contre, j’ai pas de nom, et il m’en faut un. Ça sera Alestran comment ?”


Une vague de soulagement envahit le vulrek. Il avait réussi. Il avait une chance de faire ses preuves, et il ne la gâcherait pas. Pour Malak. Pour Rakel. Pour tous ses semblables.


“Alestran Malrak”


Alestran

Âge : 24 ans

Date de naissance : 03 sanfio 1231

Race : Vulrek

Taille : 163 cm

Métier : Sergent de l'Armée des Roland

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