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Diane de Saphan

Professeure de Saphan

L’archimage Diane de Saphan est professeure à l’école de magie de Trigorn.

Factions

L'Assemblée des Mages

Lignées

Caractéristiques :

Dans la salle de classe, en l’absence du professeur, les discussions des élèves allaient bon train. Ce matin-là, l’examen à venir jouait sa première place des sujets à aborder avec le bal organisé par l’Assemblée des Mages. Julia Hurlefreux, la cadette de cette promotion, restait silencieuse. Dehors, le ressac des vagues aspirait bien davantage ses pensées que de quelconques fastueuses réceptions durant lesquelles la jeune femme se sentait gauche. Ses parents, Miléva et Odhran lui avaient permis de faire ce cursus, pour autant, Julia n’imaginait pas continuer dans cette voie. Les convois l’intéressaient plus encore et, avec la téléportation, elle pourrait offrir un service tout spécifique. L’entrée de la professeure fut précédée d’un silence immédiat, la dernière fois qu’ils avaient parlé de bals en sa présence, les élèves avaient cru que Diane de Saphan s’était muée en le Dragon lui-même tant son ton habituellement doux s’était fait tranchant. Même Julia, alors qu’elle savait qu’il ne fallait pas juger le prêtre à ses habits, avait été surprise.


Diane ne faisait pas forte impression, l’originalité de sa tenue ne parvenait pas à éclipser sa petite taille. Son chignon strict ne faisait que souligner la finesse de ses traits et l’aménité qui en exsudait. La Novice admirait la professeure de Saphan, bien qu’elle ne sache presque rien à son sujet. Aussi laconique que la directrice Richetour, les élèves n’avaient que quelques maigres potins à leur sujet. Depuis cinq ans, désormais, Julia passait plusieurs après-midis par semaine au contact de l’archimage de Saphan, et chaque cours débutait de la même manière. La professeure arrivait plusieurs minutes en avance, elle saluait l’ensemble des élèves, et ouvrait toutes les fenêtres. Elle la suivit du regard en s’interrogeant, un jeu avait été lancé en début d’année afin de deviner sa date de naissance, après tout, elle fêtait ses soixante-dix ans cette année, ses cheveux blancs et les rides rieuses aux coins des yeux étaient les seules marques du temps. Selon les observations de Julia, les archimages dupaient le temps à leur manière, bien qu’elle n’ait pas rencontré beaucoup d’elfes, des récits qu’elle avait entendus, si la professeure avait fait une quarantaine de centimètres de plus, elle aurait ressemblé en tous points à un elfe.


Durant la dizaine de minutes durant lesquelles la professeure vaquait à ses occupations et à la préparation de la salle, les élèves tendus par son arrivée entamaient de se détendre, des murmures lézardaient les murs et un sourire étira les lèvres de Diane. S’il y avait bien une chose que l’on ne pouvait pas reprocher à Diane de Saphan était son amour pour ses élèves et pour les cours qu’elle donnait, Julia avait été passionnée du premier cours au dernier. La professeure se tourna vers eux et leva les mains.


— Votre examen est pour bientôt, mais je ne m’en fais pas : vous êtes prêts. Si vous préférez partir pour aller réviser certains sujets, faites. Pour ceux qui restent, nous allons faire quelques révisions sur les calculs de la vitesse d’accélération de déplacement dans l’éther, selon la charge magique véhiculée. Cela nous permettra de revoir la démonstration de la constante d’adéquation à des univers parallèles ainsi que celle de la résistance du domaine physique au domaine éthéré.


Des soupirs se firent entendre, mais Julia brûlait de pouvoir revoir ces notions, ce n’était pas la plus douée de sa classe pour lancer des sorts, certains parvenaient à traverser de plus longues distances, d’autres encore étaient capables d’étirer l’éther comme il se devait… La fille des convoyeurs quant à elle manipulait les chiffres avec une aisance qui lui avait valu d’être félicitée par la professeure de Saphan, ce qui lui faisait d’autant plus plaisir que c’était rare. Sur les dix élèves présents, quatre sortirent, Diane ne s’en formalisa pas, comme toujours elle préférait des élèves assidus et sachant qu’ils pouvaient partir plutôt que des étudiants forcés. C’était pour eux, après tout, qu’elle répétait ses leçons avec autant de ferveur, bien que Julia puisse discerner une passion morte chez certains autres professeurs qui l’animait. Nul ne pouvait douter que la professeure de Saphan soit une passionnée par la magie lorsqu’ils la voyaient démontrer des théories établies des années auparavant, Julia se souviendrait toujours de ce que lui avait dit la professeure :

« Le superficiel est un excédent dont il faut savoir se débarrasser pour cultiver un esprit vif et critique. Rien n’est acquis, tout est à apprendre, que l’on ait dix ans ou cent ans. Se tromper est humain, ne pas tenter de réparer ses erreurs est idiot. Et s’ils veulent que l’on vous rende spécialiste de magie uniquement, je m’y refuse : ceci s’applique à tous les domaines. Seuls, vous ne réussirez rien, c’est au contact des autres que nous apprenons l’essentiel. Il ne réside ni dans la vitesse d’un déplacement par téléportation ni dans les prouesses que nous pouvons accomplir ; il est dans les raisons qui vous poussent à lancer le sort. Si vos dons ne servent pas à aider autrui et à tenter de rendre ce monde meilleur, à quoi vous servent-ils ? Je vous apprends à calculer les charges de mana que vous pouvez protéger, mais si vous n’êtes pas capables de peser le pour et le contre du sort en lui-même, alors j’ai échoué. Ce que l’on dit de nous : loyauté, fierté et possessivité. Permettez-moi de compléter : c’est à nos convictions que nous devons loyauté, à nos alliés que nous inspirons fierté et ce que nous possédons n’a de sens que si nous le prêtons. De nombreux mages tenteront de vous leurrer avec du pouvoir, si vous leur offrez le salaire de l’envie et de l’orgueil, vous n’obtiendrez qu’avarice et égoïsme. »


 

Histoire :

L’orpheline de Saphan

Diane est née à Saphan en 1183, orpheline, elle sera recueillie et éduquée par de nombreuses familles de la cité des mystères. Elle sera découverte avec une simple pierre verte, et malgré ses recherches, Diane n’a jamais découvert la provenance du bijou et encore à ce jour, Diane n'a aucune certitude sur qui étaient ses parents biologiques, probablement des personnes vivant en marge des villes et du Royaume comme cette peuplade cultivant l'équilibre. Ses recherches se sont arrêtées à ses 18 ans lorsque la ville de Saphan qui accordera le privilège et l'honneur de se nommer Diane de Saphan. Sa famille n'a jamais été ceux qui lui ont donné naissance, mais bien ceux pour lesquels l'invocatrice se sacrifierait sans hésiter. Elle apprendra auprès de nombreuses personnes à maîtriser les bases de l’écriture, et de la lecture. Choyée par des gens du commun, l’archimage a pour eux un respect et une admiration qui, encore aujourd’hui, l’habite. Ses prédispositions s’exprimeront dès son plus jeune âge, notamment la fois où elle se réveillera après un cauchemar au milieu de Cirel. Des elfes l’aideront alors à retrouver sa route et leurs précieux conseils lui permettront d’appréhender le contrôle de son don.


Les amours oubliées

A ses seize ans, Diane s’entichera d’un artiste de rue, avec qui elle vivra une idylle, du nom d’Yshran Irrildor, elle vivra ses premiers émois amoureux auprès du jeune homme. Originaire de Sonak, le garçon de la rue gagnait son or en transportant des denrées de Saphan à Sonak et vivait au jour le jour de sa musique.

La jeune femme qui fut séduite par l’esprit libre qu’incarnait le jeune homme, voulait davantage aider son village que de le suivre lorsqu’il s’en ira voguer de villes en villes. Ce qui aura attiré Diane sera également ce qui marquera leur rupture.

Depuis, de nombreuses relations se sont déroulées de la même manière, la jeune femme séduite dans les premiers temps par la liberté, sera retenue par sa loyauté à Saphan, à l’Assemblée et enfin, à ses élèves.


Le Lanjis de 1201

On lui accordera, à ses 18 ans, ce nom pour services rendus à la communauté. En effet, si Saphan n'a jamais souffert de famine, le climat perpétuellement doux des alentours de Cirel leur offrant plus de nourritures que nécessaire, ce n'est pas le cas d'Ibrin durant le Lanjis 1201. Les routes étaient alors impraticables pour les charrettes, plusieurs mètres de neige s'élevaient et empêchaient tout déplacement. Leurs réserves, déjà maigres à cause d'une mauvaise année de récolte, s'amenuisaient et la certitude qu'ils ne tiendraient sans que nombre d'entre eux ne périssent. Tout le continent était affligé du mal de ce Lanjis glacial et seule Saphan était épargnée. Ils reçurent une missive, et des convois furent envoyés avec une équipe triée sur le volet, capable de survivre au cours du chemin. Pourtant, ils furent perdus, c'est Diane de Saphan qui les retrouvera et qui les mènera à Ibrin, grâce à ses pouvoirs de localisation et de téléportation. Ils purent ainsi partager des ressources avec la cité des vétérans et Ibrin put survivre durant ce terrible Lanjis.


De Saphan à Proncilia

Depuis, Diane porte ce nom avec une fierté qui caractérise les invocateurs et s'échine à rendre fière la cité des mystères, ses pas la menèrent d'abord à l'école de magie de Proncilia, où l'usage de la magie noire continuant jusqu'en 1212, la dégoûtèrent des institutions, elle préféra étudier avec un professeur de magie privée. La jeune femme s'attela dès lors, à trouver différentes tâches, faisant des ménages, gardant des enfants, aidant pour les comptes des commerces de la capitale afin de pouvoir payer son professeur, quitte à dormir à la rue. Elle étudia neuf ans, sans être diplômée et s'imposa rapidement dans les prémices de l'Assemblée des Mages qui émergea lors du décret de 1212. Prête à tout pour empêcher que de nouveau des personnes détruisent la réputation des mages, elle devint une élève d'un des archimages fondateurs de l'Assemblée. Ses pouvoirs, bien plus développés, lui servirent à revenir autant que nécessaire à Saphan pour rendre visite aux siens car l'orpheline n'oublia jamais sa famille d'adoption. Si elle avait appris la magie seule durant des années, la discipline qu'elle avait acquis auprès du professeur, devint vitale en se rapprochant de l'Assemblée des Mages.


La guerre de 1237

Entourée par des archimages, Diane apprit à soigner son image ainsi que ses compétences, ce qui lui permit de se hisser au rang d'archimage à l'âge de 54 ans en 1237, impliquée dans la guerre, elle apportera un soutien à l'armée en faction. Si ses dons s'avérèrent insuffisants pour détruire le portail, ils lui permirent d'accélérer les déplacements sur le Royaume : elle téléporta des elfes de Saphan à Abheleim, puis des ressources matérielles et alimentaires. Au contact de soldats, et en l'absence de nombreux archimages de l'Assemblée, Diane prendra conscience de la vacuité de son titre et se recentrera sur l'essentiel, les raisons qui poussèrent Saphan à l'adopter, elle la fille de rien. Elle continua d'aider, se rapprochant des écoles pour tenter de limiter l'influence de l'Assemblée des Mages en toute discrétion et offrant ses services à qui le demanderait.

Le Danger à Saphan

Lorsqu'elle apprit en 1248 l'émergence des Thaumaturges d'une part et l'arrivée des Iphurnus dans la cité aux mystères d'autre part, la professeure tenta par tous les moyens de repérer ces derniers, la puissante famille l'empêcha de faire une localisation précise et les pistes de recherches, considérées comme insuffisantes par l'Assemblée des Mages, ne menèrent qu'à des impasses. C'est à ce moment qu'elle se rapprocha de la professeure Richetour, ensemble elles se mirent à surveiller les allées et les venues des Iphurnus, avec des preuves toujours insuffisantes pour solliciter l'Armée, elles appuyèrent les rumeurs à ce sujet. Une fois de plus, cela marqua la rupture avec l'Assemblée des Mages.

Son vieillissement, pas aussi rapide qu'il le devrait, est une seconde chance, à ses yeux, pour brider l'influence de l'Assemblée qu'elle a fini par mépriser, c'est pour cette raison qu'elle se rapprochera de Quetza d'une part, et de la professeure Richetour d'autre part. Son influence permettra à cette dernière de se hisser à la tête de l'école de magie et d'y placer Eddard en vice-directeur. Fine politicienne et manipulatrice, Diane de Saphan a appris à employer toutes les formes d'armes, s'adaptant à ses interlocuteurs pour entrer sur l'échiquier de la politique.

De tartuffes en freux

La professeure sera une examinatrice prolifique pour les diplômes de l'Assemblée, c'est ainsi qu'elle fit la rencontre d'Ennya Hurlefreux qui désirait devenir professeur. Elle l'appuya et alors qu'elle poussa Eddard et Richetour à la tête de l'école de Trigorn, elle reçut une missive de la professeure Hurlefreux. On raconte alors que dans l'éther, de sombres discussions eurent lieu entre les deux invocatrices dans le plus grand secret. Si le Conseil des Mages ébranla la professeure, il lui fit prendre d'autant plus conscience des vices de certains mages. Diane de Saphan n'était pas une combattante, mais bien une archimage, mêlant politique et prouesses, elle se recentra sur ce qu'elle savait faire de mieux : influencer et obtenir des informations.

Diane de Saphan

Âge : 70 ans

Date de naissance : 1183

Race : Humaine

Taille : 162 cm

Métier : Archimage et professeure de l'école de magie de Trigorn.

Musique thème

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